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 Retour aux sources(Appartement des Darano)

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Raito Darano
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MessageSujet: Retour aux sources(Appartement des Darano)   Mer 1 Oct - 22:32

Le train ralentit puis finit par s'arrêter. Raito était de retour à Avignon. Il n'avait pas compté le temps écoulé depuis qu'il avait quitté sa ville natale. Malgré tout, toutes les routes menant à son appartement étaient ancrés dans sa mémoire. Le jeune homme sortit de la gare, et partit en direction du nord, Rue du Petit Gigognan, quand son portable sonna. Raito le sortit de sa poche et lut le SMS qu'on lui avait envoyé : un message de Choco demandant si c'était bien le n° de Raito. Le jeune homme confirma d'un bref message et continua son chemin.
Il continua jusqu'à arriver à un petit chemin bétonné, qui tournait vers l'Est et passait en dessous des lignes de chemins de fer. Ensuite, il suivit le chemin jusqu'à arriver à l'Avenue Eisenhower. Il prit vers le Nord, puis tourna vers l'Est à la rue Paul Achard, qu'il emprunta sur 200 mètres avant de tourner à nouveau à Nord et arriver à l'Avenue Etienne Martelange. Raito tourna à droite (soit l'Est), avança sur cent mètres et tourna à gauche, et enchaina tout de suite de nouveau à gauche, dans l'impasse Lescure. Le jeune homme la suivit jusqu'à arriver à un groupement d'immeubles(et ici il est temps de dire : merci google maps). Le jeune homme sortit la clé de sa poche sans la regarder. Il s'avança vers le premier bâtiment et rentra à l'intérieur (il a toujours sa valise, hein, je précise au cas où).

Quand il entra, les deux personnes présentes arrêtèrent de parler, dévisageant l'inconnu. Puis une lumière se fit soudain sur leurs visages, et le plus âgé des deux, qui était en fait le concierge, s'exclama en s'avançant vers le jeune homme :

-Raito ! C'est bien toi ? Mais ça fait combien de temps qu'on t'a pas vu dans le coin ? Tu ré-emménages ?

-Laisse-le respirer, André, répondit le jeune homme avec qui André discutait juste avant, et écoutons plutôt ce qu'il va nous raconter. Salut vieux frère, au fait, enchaina-t-il en empoignant chaleureusement la main de Raito.


-Salut André, salut Al (Al pour Alexandre, pas pour Alphonse, hein ^^). J'ai pas compté, en fait. Si je ré-emménageais, je pense que j'aurais pris plus que ma valise de voyage. Non, j'ai plusieurs choses à récupérer, notamment ma guitare électrique, et deux ou trois bricoles. Je resterais jusqu'à demain après-midi, normalement, un peu plus longtemps si je choppe pas de train. Pas la peine de me passer la clé de réserve, j'ai conservé la mienne. Tu as tout laissé tel quel ?

-J'ai même pas ouvert une seule fois, connaissant ta mère, elle avait mis assez de produit contre les insectes pour que ton appart en soit dénué pour le siècle à venir, répondit André. Si tu as besoin d'un coup de main, hésite pas à me prévenir, on se soutient comme toujours.

Le vieil homme se rendit soudain compte qu'il avait peut-être fait une bourde en mentionnant la mère de Raito, mais le jeune homme se contenta de sourire. Le constatant, André fit un signe de main au jeune homme et rentra dans son appartement, laissant Alexandre et Raito seuls.

-Pas trop dur, l'internat ?

-Tu plaisantes? Entre les courses poursuites avec un mec déguisé en peluche géante, des explosions de mine dans la bibliothèque, et les systèmes d'autodestruction dans la forêt et les urgences pour l'hôpital, on a pas vraiment le temps de s'ennuyer.

Raito avait dit ça avec un tel naturel que son ami se demanda si le jeune homme n'avait pas pris quelque chose d'illicite avant de venir. Mais non, ce n'était pas le genre de la maison, il devait certainement plaisanter.

-Tiens, au fait, tu as bien dit que tu allais récupérer ta guitare ? Content de l'apprendre. Te connaissant, tu vas vite te faire connaitre. Je suppose que tu n'as pas prévenu tes camarades de ta particularité ?

Raito comprit ce que son ami voulait dire. A part ses parents, Alexandre était une des rares personnes à qui Raito avait parlé de son ouïe
.

-Je pense que certains ont du comprendre qu'il y avait quelque chose de spécial à ce niveau. Tout ça à cause d'une stupide mèche noire...

-C'est pas de ta faute... bon je te laisse, j'ai à faire. J'irais te voir dans l'après midi.


Raito acquiesca et observa son ami partir en courant vers la sortie. Alexandre. Raito l'avait connu à sa première année de primaire. Lui, était en CM2. Pourtant, ils avaient assez facilement sympathisé : Raito était plutôt en avance sur son âge, et Alexandre n'avait pas de préjugés sur les plus jeunes. Ce fut leur seule année de scolarité commune, mais elle fut le premier lien d'une amitié solide comme le roc. Quand, vers ses 8 ans, Raito avait compris qu'il avait un problème avec son ouïe, et que sa mèche de cheveux y était pour quelque chose, la première personne à l'avoir su était Alexandre. Bien sur, le jeune homme de l'époque lui avait dit de prévenir ses parents. Eux avaient cru comprendre ce que ça voulait dire, mais ne lui ayant jamais expliqué, Raito restait aujourd'hui encore dans l'ignorance des causes de ce phénomène.

Le jeune homme se réveilla et reprit son chemin vers son appartement. Il monta au second étage, s'arrêta devant le n° 23 et ouvrit la porte avec sa clé.

Tout était tel que quand il était parti. C'est à dire en ordre, puisque Raito avait tout rangé avant de partir. Malgré les prévisions d'André, il semblait que des araignées aient élu domicile dans les coins du plafond.
Le jeune homme commença donc par aller chercher un balai pour nettoyer la poussière et enlever les toiles d'araignées.
Une fois qu'il eut fini, il fit une rapide inspection des pièces : sa chambre, celle de ses parents, le salon et la salle de bains. Rien n'avait bougé de sa place. Le jeune homme commença par préparer son lit pour la prochaine nuit, puis alla chercher sa guitare dans un placard. Il dépoussiéra le tout, attrapa le médiator et commença à pincer les cordes pour réaccorder la guitare. Puis le jeune homme brancha son ampli (qui était à coté de la guitare dans la placard) à une prise, puis la guitare à l'ampli, et réglant le volume assez bas, commença à jouer un morceau qui lui passait par la tête. ( Fame < infamy )
Quand il fut content de lui-même, il s'arrêta et rangea la guitare dans son étui, et mit l'ampli dans un carton. Puis Raito pensa à regarder sa montre : 12h30. Il était l'heure de manger. Raito sortit de l'appartement en le fermant à clé et prévint André qu'il allait manger quelque chose au café du quartier (oui bon google maps repère pas les cafés/restaurants).

Le jeune homme mangea très rapidement, juste de quoi tenir jusqu'au soir. Puis il rentra au lotissement d'immeubles. Alexandre était déjà revenu
.

-Bien mangé ? Ma copine veut bien que je t'invite à manger ce soir, on est dans un autre appart à deux rues d'ici.

-Parce que t'as une copine toi, maintenant ? Répondit Raito avec un sourire.

-Bien sur, tu la connais en plus, même si je sais que tu ne l'as jamais vue en vrai.

-Je l'aurai vue comment ? Sur une photo ? C'était une de tes camarades de classe ? Adèle, peut-être ?

-Pas du tout ! Allez, te casse pas la tête, tu verras bien ce soir. Là, je suis là pour te donner un coup de main.

-Tu sais ce que je suis venu chercher, je pense ?

-Pas qu'une simple guitare électrique, je m'en doute bien, je te connais mieux que ça. Bon, on y va.


Al et Raito rentrèrent dans l'immeuble et montèrent dans l'appartement. Raito confia à son ami le soin de fouiller sa propre chambre et le salon, Raito se réserva le droit de fouiller la chambre de ses parents.
Dès qu'il entra dans la pièce, il savait que la majeure partie de ce qu'il cherchait était là, quelque part. Il fallait juste qu'il trouve où. Le jeune homme fouilla les tiroirs du bureau et de la table de nuit, sans succès. Déçu, il s'allongea sur le lit. C'est là qu'il se rendit compte qu'il y avait un bruit, très faible, même pour ses oreilles. Jamais un humain normal ne l'aurait entendu. Le son était très aigu : des ultrasons. Et ils venaient d'en dessous du lit.
Le jeune homme se pencha et regarda en dessous du lit. Entre 2 planches, il aperçut un petit appareil avec une sortie audio, et, scotché à lui, quelque chose qui ressemblait à un agenda. Sans réfléchir, le jeune homme l'attrapa, et cria à son ami :


-C'est bon, je l'ai !

Quand Alexandre arriva dans la chambre, Raito avait ouvert l'agenda. Il avait un sourire aux lèvres.

-Alors, c'est bien ce que tu pensais ?

-Mieux encore. C'est le journal intime de ma mère.

-En quoi c'est mieux ?

-C'est mieux parce qu'il est écrit en japonais et que la clé pour l'ouvrir était un son de 3 secondes à une fréquence que moi seul peut entendre. Ce qui veut dire qu'elle savait que j'allais venir ici, et que je saurais comment l'ouvrir. De plus, elle n'utilisait le japonais que pour une seule chose : me l'apprendre.


[La suite demain, là j'ai pas le temps d'écrire plus, ça fait 1h30 que je suis dessus.]
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Raito Darano
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MessageSujet: Re: Retour aux sources(Appartement des Darano)   Jeu 2 Oct - 21:53

[je doubleuh posteuh pour pas faire trop lourd, le premier post fait déjà 1 page word et quelques, celui-là risque d'être pareil]

-J'ai toujours pas compris le lien mais tu vas peut-être finir par me l'expliquer ?

-Okay... Ma mère devait se douter qu'il se passerait quelque chose, et elle a mis tout ce système en place en sachant que je le trouverais quand je reviendrai ici. Je fais peut-être fausse route... mais en attendant, je n'ai que cette piste à suivre.

-Je croyais savoir ce que tu cherchais, mais des fois je me le demande... qu'est-ce que tu voulais, en fait ?

Alexandre était perplexe, et ça, Raito le comprenait très facilement. Lui-même avait encore du mal à suivre ses pensées. C'était comme si son instinct le poussait à suivre une direction, mais que l'être en lui-même ne savait pas où elle le mènerait. Suivre son instinct était la première chose qu'avait appris Raito, et c'est pour cela qu'il comptait le suivre jusqu'au bout.
Pour Raito, cette histoire était comme quand il avait compris le lien entre sa mèche et son ouïe. Quand il entendait quelque chose au delà de la portée de l'ouïe humaine, sa mèche noire semblait discrètement prendre vie, et s'agiter. Et la seule personne à part lui-même qui l'avait compris, c'était sa mère.
La encore, il lui fallait trouver un lien, et la seule personne à le savoir dès le départ, était toujours sa mère. Constamment, ce qu'il apprenait le ramenait à cette personne. Et il espérait comprendre pourquoi, et ce de lui-même, maintenant qu'elle n'était plus là pour le lui enseigner.

Le jeune homme ne fit guère attention à Alexandre qui s'assit à coté de lui et tenta de déchiffrer les écritures en kanji de sa mère. Raito lui-même avait beaucoup de mal à y arriver, mais il parvenait à comprendre une partie de ce qu'il lisait. Il lui faudrait surement chercher plus longtemps, et, encore une fois, son instinct l'avait guidé pour qu'il demande une permission de 2 jours, ce qui serait fort utile.

Etrangement, ou peut-être que non, le journal commençait quand sa mère était entrée en première scientifique. Mais Raito n'eut pas le temps d'aller plus loin dans sa traduction car le portable d'Alexandre sonna. Ce dernier décrocha immédiatement et sortit de la pièce, et revint quelques instants plus tard, un sourire au visage.


-Changement de programme, mon gars, tu viens chez moi tout de suite, ordre de ma copine. Et si tu refuses, elle a promis de t'écarteler en te brulant les doigts un par un. Ah, et aussi, embarque ta guitare et ton ampli.

-Sadique comme elle est, ça m'étonne pas que tu sortes avec elle. D'accord, Al, tu me donnes un instant, je prends tout ça et je te suis.

Raito ferma le journal et le mit dans sa poche. Il courut ensuite dans sa chambre prendre sa guitare et son ampli, et les deux jeunes hommes partirent de l'appartement (sans oublier de le fermer bien sur).
Une fois dehors, ils remontèrent l'Impasse Lescure et prirent l'avenue Monclar à gauche. Ils tournèrent un peu plus loin à droite, à la rue Jean-Baptiste Franque. Ils entrèrent dans un immeuble, puis Alexandre ouvrit une porte au rez de chaussée, en disant assez fort :

-Hélène, on est là !

-Je sais, j'arrive, répondit une voix venant d'une pièce à coté.

*Hélène ? se dit Raito ? Tiens, c'est le même pronom que ma soe...*

Elle était là, juste en face de lui. Il ne l'avait vue qu'en photo 2 ans auparavant, mais elle avait un visage qui ne s'oubliait pas très facilement.
D'un point de vue extérieur, elle était très jolie. Un visage assez fin, des cheveux lisses assez longs et tirés en arrière. Au niveau de la stature, elle était plutôt grande (quelques centimètres de moins que Raito) et mince -comme Raito- et ils avaient les yeux de la même couleur.
Demi-frère et demi-soeur. Le regard stupéfait de Raito s'effaça bien vite pour laisser place à un sourire encore plus grand que d'habitude. Il posa sa guitare et son ampli sur le seuil et fit un pas en avant. Sa soeur (marre de dire "demi" tout le temps) s'avança vers lui en même temps et ils s'étreignirent durant un instant, qui rattrapa 16 années passées sans se connaitre, ni l'un ni l'autre. En un instant, rien qu'en se regardant - et comme c'est souvent le cas pour des membres proches d'une même famille qui ne se sont pas vus depuis longtemps-, ils savaient tout l'un de l'autre, ou presque. Raito remarqua alors que sa soeur avait également une mèche noire, mais la couleur naturellement foncée des cheveux d'Hélène rendait cette identification difficile pour qui ne savait pas. Pourtant, lui l'avait remarqué tout de suite. Mais il n'eut pas le temps d'avancer plus loin sa pensée car Alexandre dit :


-Alors, la surprise était bonne, Raito ? J'aurai aimé que tu ne la voies que ce soir, mais elle avait hâte de te voir, et elle voulait vérifier quelque chose, bien qu'elle ne m'ait pas dit quoi.

-C'est à moitié vérifié, Al, répondit la jeune fille en souriant. Prends ta guitare et l'ampli, Raito, c'est la deuxième chose que j'ai à vérifier.

Raito reprit donc sa guitare et l'ampli et suivit sa soeur dans ce qui aurait put être un salon.. et qui ressemblait plus à un studio de répètition musicale puisqu'on voyait une batterie, un piano et un micro sur ce dernier.

-Tiens, tu as enfin trouvé un endroit où ranger ta batterie, Al ? Demanda Rait en plaisantant.

Al avait commencé la batterie en même temps que Raito la guitare. Le seul problème était qu'Al avait une batterie, mais qu'il n'avait pas la place dans son ancien appartement pour le ranger, ce qui avait fait qu'elle était restée pendant un temps dans une salle fermée à clé du garage du lotissement où vivait Raito.
Mais Al ne semblait visiblement pas comprendre ce que sa petite amie avait en tête. Il savait qu'elle faisait du piano, mais il ne l'avait jamais entendue jouer, et il n'avait vapparemment pas remarqué ce que elle et Raito avaient en commun.


-Chéri, tu veux bien te mettre sur la batterie ? Raito, branche ton ampli et ta guitare sur la prise là-bas.

Ca faisait bizarre pour Raito d'entre quelqu'un appeler son ami "chéri", et encore plus ici car cela venait de sa soeur, mais il n'y préta pas plus attention que ça et brancha l'ensemble. Il pensa à ajouter aussi :

-Par contre, laisse tomber la partie chant pour moi, je chante aussi bien que Papa faisait du tricot.

La comparaison fit sourire la jeune fille, qui visiblement n'était pas plus que Raito attristée par la mort de son père.

*Elle ne l'a pas connu si longtemps que ça, aussi... je sais qu'il allait parfois lui rendre visite, lors de ses voyages en Angleterre, mais que ressentait-elle elle-même ?*

-Très bien, répondit-elle, je m'occuperai du chant donc, avec le piano. Un piano, une batterie et une guitare, tu as la même idée que moi ?


-Nightwish, Amaranth ? (pour les curieux, ici )

-Ca roule ma poule. Tu es près, Al ?

-Comme sur des roulettes, je crois que j'ai fini par comprendre... vous êtes tous les deux aussi tordus en fait.

Les deux autres éclatèrent de rire, puis la jeune fille commença à jouer. Al devait visiblement bien connaitre le morceau également, car quand lui et Raito se lancèrent, ils étaient parfaitement synchrone. Hélène commença à chanter. Raito écoutait l'ensemble encore plus qu'il jouait. Visiblement, sa soeur avait la même oreille que la sienne, car ils étaient également parfaitement en accord, et Alexandre ne suivait pas trop mal. Alors qu'ils arrivaient à la fin du morceau, Hélène murmura quelque chose que Raito comprit de suite. Dès que le morceau fut finie, la jeune fille se leva et Raito continua tout de suite sur le morceau que la jeune fille avait murmuré. (celui-là)
Ils jouèrent la première minute comme ça, avec Al, qui avait réussi à incruster discrètement sa batterie. Puis, la jeune fille demanda soudain à Raito -de sorte que lui seul l'entende encore une fois- de chanter dès que ce serait à son tour. Rait s'exécuta sans poser de questions.
Il connaissait les paroles. Le son, il l'avait entendu autant de fois qu'il avait écouté la chanson, et sa soeur venait de lui montrer l'exemple. Il n'y avait aucune raison pour qu'il n'y arrive pas. C'est pour cela qu'il réussit.

Après que le morceau fut finit, Le premier à se lever fut Alexandre, qui avait été époustouflé par la prestation, même si il en avait fait partie.

-Eh bé ! Je savais que Raito jouait bien de la guitare, mais là, je me sens a des années-lumières. Mais faudra m'expliquer, vous lisez dans vos pensées ou bien... C'est vos oreilles, c'est ça.

Les deux hochèrent la tête en même temps. Ils étaient à présent tous les deux surs de plusieurs choses : ils avaient la même particularité, et ça venait donc forcément de leur père.
Mais pour l'heure, maintenant, ils voulaient une seule chose : rattraper 16 années de séparation durant les quelques heures qui allaient suivre.

Les moments qui suivirent ensuite furent donc des moments d'intenses discussions, ponctués par les rires, les poignées de mains et autres gestes qui vont forcément dans ce genre de moments. Alexandre, bien évidemment, était loin d'être à l'écart, et il ne se gênait pas pour rembarrer de temps en temps son vieil ami, ou de blaguer à tout bout de champ, comme il savait si bien le faire.


-C'est pour ça que je l'aime, ne put s'empêcher de glisser Hélène à son frère tout bas.

Raito éclata de rire, imité par la jeune fille, et les regards suspicieux d'Alexandre ne firent qu'accentuer leur hilarité. Boudeur, il leur tourna le dos, mais Hélène partit l'embrasser et il leur pardonna soudain bien vite (surtout à Hélène, en fait, étrange, hein >_<).

Quand le dîner commença, cependant, le sujet de la discussion devint plus sérieux. Ils commencèrent à discuter en effet de la particularité des deux jeunes gens. Raito expliqua donc à sa soeur qu'il avait trouvé un journal écrit par sa mère, et expliqua comment il l'avait découvert. La jeune fille demeura perplexe. En même temps, il semblait évident que leur père était derrière tout ça, mais si la mère de Raito avait su également, cela compliquait les choses, d'autant que la mère d'Hélène, elle, n'était visiblement au courant de rien.

Puis le repas fut fini, et la soirée s'avança doucement. Ils avaient bien avancé dans leurs idées, mais déchiffrer le journal semblait la priorité. Raito se promit d'en lire le plus possible (il était le seul comprendre à peu près le japonais). Puis Raito se décida à retourner à son appart. Alexandre lui assura que le jeune homme pouvait laisser sa guitare ici, et qu'il lui ramènerait le lendemain. Raito le remercia, et il dit au revoir à son ami et à sa soeur avant de quitter l'appartement et de rentrer au sien.

Raito entra dans l'appartement. Il partit dans sa chambre, rangea le journal dans son armoire et se coucha. Il était bien content de sa journée : sur tous les points, elle avait dépassé ses espérances.


[La 3° partie sera faite demain]
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Raito Darano
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MessageSujet: Re: Retour aux sources(Appartement des Darano)   Sam 4 Oct - 0:10

[Et hop, 3° partie, peut-être la dernière (du moins j'espère, >_<)]

Le lendemain matin, Raito se réveilla de bonheur, frais et dispo. Connaissant les habitudes d'André, et n'ayant rien à manger pour le matin, il descendit au rez de chaussé et toqua à la porte du concierge. Le vieil homme aurait pu l'attendre qu'il n'aurait pas ouvert plus vite. Raito rentra et André lui dit :

-Ca fait du bien de te voir reprendre tes mauvaises habitudes. Tu as de la chance, j'ai fait les courses hier, j'ai pris des choses en plus.

-Hmm... Confiture de framboise ? Chocolat noir ? demanda Raito avec un air de convoitise assez amusé.

-A ton avis, petit morfale ! Allez, viens, y'a même une tasse de café qui t'attend.

-Et tu t'étonnes qu'après 15 ans, personne ne veut d'autre concierge que toi !

Le vieil homme secoua la tête et ils allèrent s'attabler. Raito ne savait pas grand chose d'André. Certainement le meilleur concierge du monde, tout le monde l'aimait, même les gens des lotissements voisins. Que dire de plus, après tout ?
Les deux mangèrent donc tranquillement leur petit déjeuner, puis, alors qu'ils finissaient, quelqu'un toqua : c'était Alexandre.

-T'es trop prévisible, mon grand. Je te ramène ton matos.

-Evidemment, c'était fait exprès, si j'y étais pas allé, tu serais venu ici pour rien. Merci, j'arrive.

Raito finit de boire son café, fit un signe de la main à André et repartit avec son ami jusqu'à l'appartement.
Une fois à l'intérieur, ils s'assirent tous les deux sur le canapé, la guitare et l'ampli posés à coté de la table. Raito était allé chercher son agenda et avait continué à le lire.


-Tu as avancé dans ta lecture ?

-Non, pas tellement, répondit le jeune homme. Le début raconte la première année de lycée de ma mère... c'est plutôt anodin, avec quelques infos sur sa vie... a l'époque, le japonais était seulement une assurance qu'on ne puisse pas le lire, je pense. La première partie n'a donc pas trop d'intéret. Par contre, ça devient plus intéressant quand on avance dans les pages. Elle a rencontré mon père pour la première fois à l'Université. Ils ne sont jamais sortis ensemble à cette époque, mais d'après ce que je comprends, ils se sont liés d'amitié. Je ne suis pas encore allé plus loin.

-Ca nous en dit pas grand chose effectivement. En tout cas, Hélène était très contente de sa journée passée avec toi. Elle a dit que tu pouvais revenir quand tu voulais...

-Quand je veux ? D'accord, ce midi, je squatte.

-...Et on l'avait prévu aussi, pas la peine de te faire une invitation je suppose, continua Alexandre avec un sourire aux lèvres. Bon, j'y vais, j'ai un rendez vous pour mon prochain boulot, pas envie d'être en retard.

-Message reçu, bonne chance, répondit le jeune homme en saluant son ami qui sortait de là.

Raito était maintenant seul. Bon, et bien il allait avancer dans sa lecture. Ce n'était pas tellement passionant, mais il fallait bien en passer par là. Au fur et à mesure de sa lecture, le jeune homme s'imaginait de mieux en mieux sa mère au fil des jours. Mais Raito trouva bientôt une info qui faillit lui faire faire un arrêt cardiaque : sa mère parlait de quitter l'université pour se lancer dans une carrière musicale. Il n'était mentionné nulle part qu'elle faisait un instrument de musique, aussi, il supposa qu'elle devait chanter. Il eut confirmation quand il vit plus loin qu'elle faisait partie d'un groupe, mais les noms qu'elle citait donnèrent une étrange sensation au jeune homme :
-David Darano.
-Julie Emalas
-Michael Kerent.

David Darano... Le père de Raito... ... Julie Emalas... La mère d'Hélène... ... Michael Kerent... Le père d'Alexandre. Comme il était étrange que le hasard réunisse c'est 4 personnes, quand on savait maintenant ce qu'étaient devenus leur descendance. Le hasard, ou bien... Autre chose.

Le jeune homme décida de continuer sa lecture. Bien évidemment, il avait parfois du mal à décrypter certains passages, mais dans l'ensemble, il parvenait à comprendre l'essentiel. Le groupe avait connu un vif succès dans leur région durant les deux premières années.... puis David s'était marié à Julie, créant une dissolution du groupe, et la mère de Raito s'était retrouvée seule. Ayant abandonné ses études, et n'ayant pas de quoi vivre, elle se lança dans un boulot de secrétaire administrative, qu'elle garda pendant 4 ans, avant de revenir vers sa carrière de départ : la science. Un de ses collègues pouvait lui trouver une place comme assistante d'un ingénieur en robotique.
Raito ne sut pourquoi, mais il commença à se dire que ça allait devenir intéressant. Il avait eu raison.L'ingénieur en question était plus précisément spécialisé dans les implants et les greffes d'appareils capables de remplacer certaines parties du corps humain : mains, jambes, etc.
Raito continua à lire. Un jour, au hasard d'une route, elle avait revu le père de Raito. Lui et Julie n'était plus en excellent terme depuis quelques temps : la jeune femme était soit disant trop laxiste dans l'éducation de leur jeune fille, Hélène, qui avait 5 ans.

Raito alla se chercher à boire (il avait quand même acheté une bouteille d'eau la veille histoire de pas mourir de soif) et en profita pour regarder l'heure. Bientôt midi. Il avait encore un peu de temps devant lui pour continuer sa lecture.

La suite, Raito la connaissait déjà : sa mère et David avait resympathisé, et les sentiments étaient allés plus loin. La mère d'Hélène avait cependant compris ce qu'il se passait, et n'étant plus très à l'aise avec son époux, elle demanda le divorce. Plusieurs mois plus tard, les parents de Raito se mariaient, et Julie gardait l'éducation d'Hélène, même si son père allait de temps en temps leur rendre visite.

Un peu plus loin, les choses devinrent plus intéressante. Sa mère écrivait : "Il ne m'en avait jamais parlé avant, mais David travail également sur les greffes de membres. Le plus étonnant est qu'il a réussi à mettre au point un système électronique capable de remplacer une oreille, et d'être même plus performant."
Le déclic se fit instantanément chez Raito. Quand il était tout petit, il se souvenait que sa grand mère lui avait dit qu'un jour, le petit garçon qu'il était avaitt eu un accident et avait failli perdre une oreille. Le jeune homme lut la suite très rapidement. Bien qu'il ne connaissait pas parfaitement la langue, la traducion venait toute seule. Le jeune homme regarda l'heure : 12h30. Il était temps de courir à l'appartement d'Al et Hélène.

Quelques minutes plus tard, le jeune homme arriva, haletant, au seuil de l'appartemen de sa soeur. Sa soeur ouvrit immédiatement la porte :

-Je t'ai entendu courir. Quelque chose ne va pas ?

-Si, tout va bien. J'ai la réponse, dit le jeune homme, en montrant le journal dans sa main.

Hélène laissa immédiatement rentrer son jeune frère et ils se mirent à table. Raito se lança immédiatement dans ses explications, en partant de l'époque universitaire, de la formation du groupe, sa dissolution, le travail de la mère de Raito. Puis il s'arrêta dans son récit, de façon à ce qu'on croit qu'il n'avait plus rien à dire sur le journal, et dit :

-Hélène, est-ce que tu te souviendrais d'un accident, de quelque chose qui aurait put t'arriver et qui aurait pu blesser tes oreilles ?

-Et bien... Quand j'étais toute petite, un peu avant que mes parents divorcent, on a eu un accident de voiture. Je me souviens d'un gros choc sur le coté gauche de ma tête, mais mes souvenirs de l'époque sont flous... Ma mère m'a raconté un jour qu'à cette époque, on avait l'impression que j'étais à moitié sourde... Ce qui d'ailleurs, m'avait surpris, puisque je m'étais rendu compte à l'époque de mon ouïe... Pourquoi ?

Raito acquiesca. Tout concordait. Il répondit, un sourire au lèvre s'élargissant :

-Après que mon père et ma mère se soient mariés, mon père a dit à ma mère qu'il travaillait dans le même domaine qu'elle : les greffes. David avait mis au point un système éléectronique qu'on pouvait implanter dans l'oreille interne : il était équipé d'un capteur de son, et par un système assez complexe, était relié aux terminaisons nerveuses. Si une possède était blessée à l'oreille de façon à ce que son ouïe puisse être détérioré, le système était capable de rendre son ouïe à la personne, et même de la rendre plus performante. Seulement, il était impossible de placer un capteur de son aussi performant dans un si petit emplacement.
C'est là qu'intervienne les mèches de cheveux. D'après le journal, la couleur noire provient en fait de dizaine de milliers de micros-capteurs collés à de sortes de fibres optiques entourant les cheveux. Quand un son est reçu par les capteurs, un courant électrique parcourt les fibres optiques. Ces dernières transmettent par de minuscules fils placés sous la peau les informations aux terminaisons nerveuses de l'oreille abimée. De là, les informations se transmettent normalement au cerveau, sauf que les capteurs sont plus performants qu'une oreille normale.

Raito s'arrêta. Sa soeur le regardait avec des yeux ébahis, et Alexandre ne savait plus qui regarder. Tout s'éclairait, bien sur. Sur le journal, sa mère avait écrit plus loin que son père allait faire une opération en Angleterre et que ce serait la première fois que le système serait utilisé. Certainement Hélène. Cette dernière d'ailleurs retrouva enfin l'usage de la parole :

-C'était donc ça... Je... Merci Raito. Ce n'était pas très grave, mais ça fait du bien de savoir la cause de quelque chose qui nous a obligé à nous boucher les oreilles plus souvent qu'on ne l'aurait du. Et bravo pour ta traduction, jamais je pense que j'aurais su faire ça...

Un silence s'instaura. Puis le regards des trois se croisèrent, et ils éclatèrent de rire. Le repas se termina donc dans la bonne humeur, et le sujet, maintenant qu'il était résolu, changea très vite sur d'autres détails : Raito apprit ainsi comment sa soeur et Alexandre s'étaient rencontrés, quelques mois auparavant. Le jeune homme voyait bien qu'ils s'aimaient beaucoup, et c'était tout ce qu'il leur souhaitait. Cela le fit repenser à Daigaku...Menora, Yann, Serena, Koruguane, Choco, par exemple, et bien sur, Emyu. Ils commençaient tous à lui manquer un petit peu. Et il savait qu'il devrait bienôt partir d'Avignon et rentrer à l'Internat. Mais en attendant, il était toujours avec sa soeur et son meilleur ami, et il comptait quand même en profiter le plus possible.

-J'ai regardé les horaires de train hier matin... il me reste environ 4 heures avant de devoir repartir à la gare. Et j'ai bien l'intention de passer ces quatre heures avec vous. Il faudra juste que j'aille chercher mes affaires à l'appartement, et que je dise au revoir à André.

Hélène sourit au jeune homme et l'embrassa sur la joue avant de lui dire :

-J'avais peur de t'imposer notre présence en te demandant de passer le temps qu'il te reste avec nous, dit la jeune fille avec un air doux, avant de reprendre, plus fortement : Alexandre, tu vas l'aider à ramener ses affaires, tout de suite, sinon je te mets un coup de pied au *** et après tu seras obligé d'y aller quand même.


-Toujours aussi élégante, mon amour. allez, viens Raito, et on se dépèche, sinon elle risque de faire pire que ce qu'elle a dit.

30 minutes plus tard, les deux jeunes hommes étaient de nouveaux à l'appartement, toutes les affaires de Raito à la main. Avec la guitare, l'ampli et la valise, il y avait largement de quoi faire pour deux personnes. La jeune fille insista pour qu'ils jouent encore quelques morceaux ensembles, et raito accepta avec enthousiaste : un peu de pratique lui ferait le plus grand bien avant de reprendre à Daigaku. Raito se retrouva par contre contraint et forcé -sous peine de menace de torture en provenance de sa douce et bienveillante soeur- de chanter également en duo avec Hélène.

Deux heures plus tard, elle daigna les laisser se reposer. Les deux étaient épuisés... satisfaits de leur perforamance mais épuisés. La jeune fille bien sur, était aussi fatiguée qu'eux, et elle ne pensait même plus à le cacher tellement elle était contente : elle était avec les deux personnes qu'elle aimait maintenant le plus au monde, et c'était déjà merveilleux pour elle.
Ils passèrent le reste de l'après midi à discuter, plaisanter, se raconter des histoires. Les bizarreries de Daigaku déclenchèrent de grands fous rires. Puis vint l'heure de partir. Ils insistèrent pour accompagner Raito, et ce dernier accepta.

Vingt minutes plus tard, sur le quai de la gare. Le train allait partir dans 5 minutes, et l'heure des adieux était arrivée. Alexandre serra fortement son ami, et Hélène Enlaça son frère et lui dit à l'oreille :

-Bonne chance, et ne cache plus tes sentiments envers les gens que tu aimes.

-Soit gentille avec lui, pas plus d'une torture par jour, sinon il va pas cesser de m'appeler pour se plaindre -oui, Raito leur avait passé son n° de téléphone.

Ils rirent tous les deux. Raito avait bien compris ce que sa soeur voulait dire : ils lisaient dans les pensées l'un de l'autre aussi facilement que si ils étaient constamment connectés par l'ADSL. Puis Raito fit un dernier signe de la main et rentra dans le train. Il quittait deux personnes qu'il adorait, et il allait d'autres personnes qu'il ne connaissait que peu, mais il était tout de même content de les retrouver.
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